Pointe de Mourty

Wahou, un peu de retard à rattraper ici, et le récit d’une course d’alpinisme qui date de juillet 2018, avant nos vacances aux Etats-Unis.

Par un beau week-end, nous sommes allés explorer un petit coin des Alpes valaisannes, avec comme objectif un petit sommet facile : la Pigne de la Lé. On s’y prend en dernière minute mais la cabane de Moiry a encore des places pour la nuit, donc c’est parti !

Pour occuper le samedi, on commence par une petite via ferrata, car la montée à la cabane est courte. La via est jolie, surplombant le lac de Moiry avec une petite table de pique-nique bien située et un chouette filet de singe pour la sortie finale.

Via ferrata de Moiry
Pont très stable
Pause snack avec le barrage de Moiry en arrière plan
Singe en action
En contre plongée, le filet et la table de pique-nique

Après cette petite disgression rocheuse, nous sortons les sacs d’alpinisme et montons à la jolie cabane de Moiry, située dans un décor de rêve, accolée au glacier éponyme.

Montagne à vaches
Lac de Moiry
Au fond, le glacier de Moiry
On quitte petit à petit la montagne à vaches
Petit selfie à l’arrivée à la cabane
Cabane de Moiry

Nous étudions notre itinéraire entre les cartes topographiques et la vue panoramique depuis la baie vitrée et nous décidons d’opter pour une course un peu plus attrayante que le modeste dôme de la Pigne de la Lé : la jolie pointe de Mourty, mi rocheuse, mi neigeuse nous fait face depuis la cabane et nous fait de l’oeil.

Etude approfondie
A droite, la pointe Est de Mourty dont le sommet est caché dans un nuage puis l’arête et la dent des Rosses
Lumière de fin de journée

Le lendemain, après le réveil matinal à 5h nous entamons notre course derrière quelques cordées. La montée à la Pointe Est de Mourti (3564m) n’est jamais difficile et propose un peu de neige et de rocher, plus facile que l’idée que je m’en faisais depuis la cabane.

7h du matin. La Pigne de Lé que nous avons finalement dédaignée est juste derrière nous.
Traversée du glacier de Moiry
Champ de neige
Premier passage rocheux terminé. Il reste la petite pente neigeuse sommitale
Coup d’oeil en arrière
Panorama

Nous atteignons le sommet à 9h.

Wouhou
C’est la pause contemplative. En face, la silhouette reconnaissable du Weisshorn (4506m)
L’arête rocheuse mène à la Dent des Rosses (3612m). En arrière plan, au centre se trouve le Grand Cornier (3962m) tandis qu’à droite la belle pyramide de la Dent Blanche (4358m) nous fait rêver.
Panorama vers le val d’Hérens
Et vers le lac de Moiry

Sur les conseils d’une autre cordée, nous décidons de poursuivre le long de l’arête pour atteindre le sommet de la Dent des Rosses. Après un rappel pour passer la première section difficile, nous suivons l’arête rocheuse jusqu’au col des Rosses.

Rappel en préparation
Sur le fil de l’arête
Au col des Rosses

La montée à la dent des Rosses pose deux trois pas plus délicats, protégés par 2 spits sur le rocher et Victor s’en tire parfaitement bien en premier de cordée. Je n’ai plus qu’à suivre à me hissant en grognant sur la passage difficile. La fin de l’arête jusqu’au sommet n’offre plus de difficulté particulière et nous atteignons le sommet vers midi après 3 heures d’une belle course d’arête rocheuses.

Glacier crevassé
Un cairn pour marquer la sommet
Wouhou bis

Il nous reste juste un dernier passage rocheux pour regagner le glacier de Moiry et redescendre sur la cabane.

On fait sécher la corde avant la descente finale

Une belle course, côté AD après vérification, vraiment très agréable, peu fréquentée et avec un panorama magnifique.

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