Dolomites – part 1

Les vacances d’été 2020 se sont décidées au dernier moment. Nous avions quelques idées de destinations à portée de voiture pour 2 semaines et notre choix final s’est porté sur le Tyrol du Sud et la région des Dolomites italiennes. A vol d’oiseau, ce n’est pas si loin de chez nous, mais la route est longue ! Il faut traverser la Suisse d’ouest en est, puis le Liechtenstein (c’est moins long, ça nous a pris cinq minutes à tout casser :p) avant d’arriver en Autriche pour une première halte. Nous en profitons pour faire une randonnée dans les Alpes autrichienne par une journée maussade. On prend la pire route de montagne du monde pour accéder au départ de la rando (à flanc de ravin avec pas de place pour croiser une voiture) et après 800m de D+ et notre arrivée à la Steinseehütte on profite d’un cappucino et du premier struddel des vacances (mais pas le dernier :D).

Steinseehütte

Le lendemain, nous visitons Innsbruck en regrettant de ne pas aller tester le centre d’escalade de la ville, lieu d’entrainement des meilleurs grimpeurs européens.

Les bords de l’Inn, à Innsbruck

Depuis Innsbruck, deux heures de route nous séparent des Dolomites italiennes. Nous avions en tête de commencer leur découverte par une pause pique-nique au lac Braies : une icône touristique de la région. Mais victime de son succès, impossible de s’y garer. Nous optons pour son petit frère, un peu plus loin : le lago di Dobbiaca. Malgré le monde au parking, nous arrivons à trouver une place et à profiter de notre première halte italienne.

Après manger, un petit tour du lac s’impose avant de nous préparer à notre première aventure du séjour. La météo s’annonce belle et nous voulons bivouaquer au pied des icôniques Tre Cime de Lavaredo. Nous faisons une halte à Misurina pour faire le plein de struddel avant d’emprunter la route qui monte vers les Tre Cime. C’est une route à péage : 30€ pour 24h, mais cela nous semble un bon deal pour l’idée que nous avons en tête. Nous arrivons dans l’après-midi, quand la plupart des visiteurs prennent le chemin du retour.

Déjà au parking, on n’est pas déçu

J’ai repéré sur la carte topographique une zone qui semble propice au bivouac, à 2km du parking et un D+ négligeable. C’est donc parti pour l’aventure ! Assez rapidement nous arrivons au col qui dévoile la face nord des Tre Cime, et la vue est magnifique. Il n’y a presque plus de randonneurs, nous pouvons chercher tranquillement un coin pour poser la tente.

On n’est pas trop mal là
Nuit claire. La sortie pipi nocturne s’est transformée en sortie photo…

Le lendemain, le ciel est complétement dégagé et nous profitons du début de matinée avec bonheur au bivouac avant de lever le camp.

<3

Nous reprenons le chemin de la veille pour passer au parking déposer le matériel de bivouac avant d’entamer la boucle autour des Tre Cime avec la foule du jour… La vue est superbe tout du long, mais c’est vraiment l’autoroute: j’ai rarement vu autant de monde sur un chemin de randonnée.

Rifugio Locatelli

Nous atteignons le refugo Locatelli merveilleusement bien situé. J’abandonne mes deux acolytes pour découvrir la via ferrata de la Torre Toblin. Venir dans les Dolomites sans faire une via ferrata, c’était impensable ; c’est en effet le lieu d’origine de ces aménagements dans les falaises. Et quelle ambiance ! C’est incroyable de découvrir les vestiges de la première guerre mondiale à un tel endroit. La Torre Toblin servit de poste d’observation aux troupes autrichiennes, et on trouve encore des traces de l’équipement d’époque.

La via est assez courte, relativement facile, mais franchement aérienne et impressionnante. A part un couple assez loin devant (enfin au-dessus) de moi, il n’y avait personne, ce qui rend l’expérience encore plus forte. Et au sommet : quel spectacle ! Pour fêter ça, à mon retour au refuge Locatelli, il faut au moins une part de struddel et un cappuccino…

Sommet de la Torre Toblin

Après mon aventure solitaire, nous reprenons en famille le tour des Tre Cime pour profiter intégralement du panorama et finir notre découverte de ces falaises.

Pause goûter au bord du Lago Antorno en redescendant dans la vallée

Pour les quelques jours qui suivent, nous avons élu domicile à Cortina d’Ampezzo : le Chamonix local. On est très vite conquis par la petite ville et ses environs. On y respire montagne, randonnée et escalade : tout ce qu’on aime. Après la plus que touristique randonnée autour des Tre Cime, nous enchainons le lendemain avec la randonnée presque aussi touristique du Lago Sorapis. Nous partons donc tôt pour éviter la foule sur le sentier. Cette fois-ci, contrairement à la veille le sentier est un peu plus escarpé et l’équipement de certains marcheurs nous fait plus d’une fois lever les yeux au ciel. Le lac est magnifique, l’engouement pour cette randonnée est donc compréhensible. La baignade est interdite mais on ne résiste pas à la trempette des orteils étant donnée la chaleur.

Passage photogénique, à flanc de falaise
Lago Sorapis, visiblement il s’agit d’un lac glaciaire

Malgré le monde de ces derniers jours (apparemment tous les italiens ont décidé de passer leurs vacances dans les Dolomites…) nous sommes conquis par la région. La suite au prochain épisode…

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2 réponses

  1. Cécile dit :

    Superbe ! ça donne envie d’aller y faire un tour (hors saison ?)

  2. Victor dit :

    Oui hors saison ça semble une bonne idée. Par contre beaucoup d’endroits son bien enneigés jusqu’en Juillet parfois, donc ça limite ce que tu peux faire. Et en septembre t’es plus tranquille mais les lacs sont presque à sec.

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