Arthur’s Pass : spéléo et Avalanche Peak

Le week-end dernier, nous avons découvert un endroit génial.

En milieu de semaine, le surchef de Victor (son N+2) a lancé une invitation (mais pas trop loin) pour une excursion au “cave stream”, du côté d’Arthur’s Pass. C’est un endroit où il est possible de faire une petite excursion de spéléologie, sans guide ou matériel spécifique. Apparemment il faut être prêt à se mouiller jusqu’à la taille dans de l’eau froide. La météo est une fois de plus avec nous, donc on décide de tester !

Samedi matin, on part avec notre tuture toute équipée pour le week-end (tant qu’à faire, on va rester dans le coin le dimanche et profiter d’Arthur’s Pass). 1h30 de route plus tard, nous voilà sur le parking. Il fait très chaud et on attend un peu que tous les collègues de Victor arrivent avant de mettre les collants thermiques (qui doivent tenir lieu de combinaison de plongée…) pour descendre dans la grotte.

Vue sur les montagnes de Craigieburn Forest Park

Vue sur les montagnes de Craigieburn Forest Park

L'entrée de la grotte (dans l'ombre) et la rivière

L’entrée de la grotte (dans l’ombre) et la rivière

L'entrée de la grotte (sans les tenues d'explorateurs)

L’entrée de la grotte (sans les tenues d’explorateurs)

Et c’est parti pour la spéléo ! Frontale au front (sic) et GoPro en main, on s’aventure dans la grotte. Effectivement, au bout de 20 mètres, on se retrouve avec de l’eau froide jusqu’au dessus du nombril. C’est saisissant… Mais ça ne dure pas longtemps et on progresse la plupart du temps avec de l’eau au niveau des chevilles. De temps en temps, quelques petits bassins plus profonds nous replongent au frais. On a apparemment de la chance avec la température de l’eau ; le chef de Victor (qui est déjà venu plusieurs fois) ne l’a jamais vue aussi chaude. La grotte fait 600m de long et on met bien 45 minutes à la traverser. C’est vraiment chouette, surtout à la fin où il faut remonter quelques petites cascades. Du coup on refait le parcours une deuxième fois, plus vite et en tête du groupe, c’est encore plus rigolo !

En sortant de nos deux explorations, on prépare le barbecue. Le chef de Victor, qui est venu avec son bus (oui, il a vraiment un bus aménagé – c’est aussi lui qui fait les soirées “fry everything” avec une friteuse de 40 litres), a tout l’équipement.

Premier barbecue néo zélandais !

Premier barbecue néo zélandais !

Après le déjeuner, les collègues de Victor repartent peu à peu. On reste avec un autre couple et on traine notre flemme jusqu’à la rivière (il fait très chaud et notre idée de rando de l’après-midi avec denivellé ne nous tente plus du tout…), puis jusqu’à un lac où on pensait se baigner (mais en fait c’est tout vaseux et pas très agréable) et on finit par retourner à la rivière pour piquer une tête. On explore un peu les alentours de la grotte et on trouve un super spot pour se baigner : une petite piscine naturelle (ou presque – quelques cailloux ont été installés volontairement pour fermer le bassin) au milieu des rapides et des rochers. Y’a personne, c’est le bonheur !

Selfie time, oh yeah !

Selfie time, oh yeah !

Plouf !

Plouf !

Piscine (presque) naturelle

Piscine (presque) naturelle

Vers 19h30 on quitte notre petit coin de paradis (parce qu’il y avait un peu trop de sandflies au paradis…) et on part se poser dans un camping gratuit. Après la mission d’approvisionnement en eau jusqu’à la rivière, on s’installe dans l’abri où quelques campeurs jouent au poker à côté d’un feu de bois. Sur notre réchaud minuscule on prépare un repas grand luxe (tout préparé et resté au frais dans la glacière) : les restes du guacamole et de la salade du midi, poulet mariné et semoule. Grand luxe je vous dis ! Les sandflies ont aussi droit à un repas grand luxe en s’acharnant sur mes chevilles. Un peu de thé, une bougie et un superbe ciel étoilé pour clore la soirée et on peut aller dormir.

Soleil couchant sur la Waimakariri River et Arthur's Pass au loin

Soleil couchant sur la Waimakariri River et Arthur’s Pass au loin

Camping sous le ciel étoilé

Camping sous le ciel étoilé

Milky way :-)

Milky way 🙂

Nous sommes réveillés par des sandflies qui viennent prendre leur petit-déjeuner à nos dépends. En jetant un coup d’oeil aux vitres de la voiture couvertes de mouches, on décide de tenter une mission de rangement sans sortir. On met tout en bazar et on file prendre notre petit-déjeuner à Arthur’s Pass. Malheureusement, nous n’avons pas pu faire la vaisselle la veille. Or malgré un rinçage poussé à l’eau froide et sans éponge, la popotte garde une sérieuse odeur de semoule aux épices. On se voit donc contraint de renoncer au thé chaud du matin, tant pis.

A 9h, sous le soleil, nous sommes en piste pour Avalanche Peak, l’une des randos les plus populaires d’Arthur’s Pass. Une boucle de 7km avec 1100m de dénivellé. 6 à 8h de marche annoncées pour 7km, on se dit que c’est n’importe quoi. Nous on va faire ça vite fait ! On envisage même un parcours difficile qui passe par une crête un peu dangereuse pour redescendre via un autre sommet. Hahaha. La bonne blague. Je ne pensais pas que c’était possible mais on a donc marché à une vitesse de 1km/h pour arriver en haut. 3km en 3 heures… Par contre le chemin était bien fun. Ils déconseillent un peu partout de prendre ce sentier pour redescendre et on comprend pourquoi : on doit régulièrement s’aider des deux mains pour grimper sur des rochers et c’est très très raide par endroit ; ça tiiiiire sur les mollets.

Le sentier. Comment ça c'est pas un sentier ? Si si, y'a une flèche orange à droite !

Le sentier. Comment ça c’est pas un sentier ? Si si, y’a une flèche orange à droite !

Première vue dégagée

Première vue dégagée

Je prends rapidement le parti de ranger mon bâton de marche. Le chemin est déconseillé en hiver car il croise plusieurs couloirs d’avalanche : sans blague… Rien qu’en marchant dans la pente on déclenche des avalanches de cailloux.

On va tout là-haut

On va tout là-haut

Vue sur Arthur's Pass et Avalanche Peak (à gauche)

Vue sur Arthur’s Pass et Avalanche Peak (à gauche)

Ça grimpe

Ça grimpe

En tout cas, on est bien récompensé par la superbe vue au sommet et par le kea qui nous y attend. En arrivant en haut, à 1833M d’altitude très exactement, on croise un couple d’une bonne soixantaine d’année qui s’apprête à redescendre (et que l’on a vu monter par le même chemin de nous) et on ne peut pas s’empêcher d’être admiratif : j’aimerais pouvoir faire ce chemin à leur âge ! On reste bien une heure au sommet à profiter de la vue et du kea. C’est vraiment trop “cute” comme oiseau ! Dès qu’une nouvelle personne arrive au sommet il vient faire un tour d’inspection pour voir s’il peut chipper quelque chose.

La crête avant le sommet

La crête avant le sommet avec Victor plus haut

Le cadeau à l'arrivée : un kea au sommet d'Avalalanche Peak

Le cadeau à l’arrivée : un kea au sommet d’Avalalanche Peak

Au sommet, vue sur le glacier Crow

Au sommet, vue sur le glacier Crow

Do not feed the kea !!

Do not feed the kea !!

La pose de l'artiste

La pose de l’artiste

Victor s'essaye à la fauconnerie avec le kea (et accessoirement pourrit ma photo).

Victor s’essaye à la fauconnerie avec le kea (et accessoirement pourrit ma photo).

Vue panoramique au sommet

Vue panoramique au sommet

Et un autre bout de panorama depuis le sommet

Et un autre bout de panorama depuis le sommet

On observe un moment le circuit que l’on avait envisagé de faire le long des crêtes et on se dit que c’était pas vraiment raisonnable comme idée… Comme c’est une boucle, on prend un autre sentier pour redescendre (ouf…) un peu moins violent (au lieu d’être réparti sur 3km, les 1100m de denivelé sont répartis sur 4km, c’est donc moins raide). On profite de la vue sur le glacier Crow (quant on peut se permettre de lever la tête sans risque de se casser les genoux dans la pente) et on plaint silencieusement les malheureux qui montent en plein cagnard avec un sac de 15kg sur le dos. Avant d’arriver on a droit à une belle vue d’ensemble sur la “Devils Punchbowl waterfall”, que l’on était allé voir de près avec ma famille.

Devils Punchbowl Waterfall

Devils Punchbowl Waterfall

Et enfin, au bout de 2 heures de descente on se retrouve à Arthur’s Pass (soit 6 heures de randonnée, pause incluse), pile poil à l’heure pour manger une glace (de toute façon c’est toujours la bonne heure pour une glace) ! On arrive en même temps qu’un car de touristes qui ne verra d’Arthur’s Pass que la terrasse du vendeur de glaces et qui passe du siège du bus à la chaise sur la terrasse. Chacun sa vision des vacances et ça fait moins de monde sur les sentiers de randonnée !! Comme on est tout cracra et tout collant, on décide de faire une halte au “cave stream” sur le chemin du retour. On s’allonge dans les rochers entre les rapides, ça fait un spa naturel, c’est vraiment trop génial.

Spa naturel dans les rapides

Spa naturel dans les rapides

On quitte les lieux vers 18h et on est rentré chez nous à 19h30, après un super week-end encore une fois 🙂 !

 

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1 réponse

  1. 2 février 2016

    […] Au programme: Avalanche Peak, une rando qu’on avait déjà fait deux fois avec Estelle, ici et ici sous la neige, mais c’est un bel endroit, et en plus facile d’accès: idéal […]

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